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Pour ce premier tête-à-tête de novembre, on est allés zyeuter du côté créatif de la force, de nos voisins suisses et on a rencontré Fabien Nissels, un artiste touche-à-tout étonnant. Dans son travail pas de redondance: chaque réalisation renouvelle totalement la précédente en essayant de nouvelles techniques. Généreux, il nous livre en primeur les ficelles de son dernier projet.

1. Fabien Nissels photographe…mais encore?

A la fin de mes études universitaires en économie, j’ai voulu changer de cap et je me suis consacré à la photo, en autodidacte. Vivant entre Neuchâtel en Suisse et Berlin, je partage mon temps entre les projets sur mandats qui me permettent d’autofinancer mes projets qui sont pour moi un exutoire, ma façon de m’exprimer, mon leitmotiv, la chose qui me donne l’impression d’avoir quelque chose à faire sur terre.

2. Ton univers est tantôt sombre tantôt drôle, tantôt poétique, tantôt fantaisiste. Où puises-tu ton inspiration?

Je suis constamment en train de réfléchir, de me poser des questions sur ce qui m’entoure, d’analyser mes émotions. J’ai parfois des idées d’images qui me viennent et je les travaille dans ma tête, j’écris des mots clefs, je fais d’infâmes croquis puis lorsque je suis prêt, j’essaye de les réaliser. Mes ressentis, mes rêves, la nature, la peinture, la musique et des artistes comme Hundertwasser m’inspirent énormément. J’adore sauter d’un univers à un autre ou les mélanger entre eux car cela me donne une réelle impression de liberté, qui est essentielle à mon travail.

3. Quand on regarde tes différentes séries on se rend compte que tu es photographe mais aussi bricoleur. Quel discipline prédomine sur l’autre?

A la base je ne suis pas bricoleur du tout. Mais vu que je veux être le plus personnel possible et que je finance mes projets moi-même, j’ai dû commencer à bricoler. Au fur-et-à-mesure du temps, ce côté « artisan » me plait de plus en plus…cela vient peut être de ma mère qui est céramiste. Je suis convaincu que si tu produis avec tes tripes et dans un esprit de sincérité totale, tant au niveau de la démarche que du rendu final, ton travail ne peut que sortir plus abouti.
La première étape de mon travail consiste à trouver une image qui m’inspire. Ensuite, je creuse pour trouver les matières adaptées et comment y arriver. Si c’est approprié, j’ai également recours au numérique.

4.Ton nouveau projet s’appelle Extrapocorporeal. Peux-tu nous en dire plus?

Ce dernier projet est celui qui m’a pris le plus d’énergie et de temps. Je me suis lancé là-dedans sans connaître quoi que ce soit aux moulages. Or mon envie était de fabriquer une sorte de mue humaine en silicone translucide. Novice dans le travail de cette matière, j’ai rencontré pas mal de problèmes mais j’ai décidé de les exploiter pour fabriquer quelque chose de vraiment perso. Sale et mal fait mais au moins totalement personnel. J’ai voulu construire cette série comme un rêve où l’on passe d’une image à l’autre par flashs, sans nécessairement suivre une logique évidente.

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